Mon histoire:

 Passionnée de chevaux depuis mon plus jeune âge, j'ai la chance d’avoir été formée par les meilleurs instructeurs avec qui j’ai appris l’équitation classique.
On me confie mon premier vieux Cheval « Usurpateur de L’Illon », cheval avec lequel je passerai en moins d’un an l’ensemble de ce qui correspond aujourd’hui aux 7 galops fédéraux, options Dressage, Concours de Saut d’Obstacle et Cross.

Usurpateur, né en 1964, était un Demi-sang, avait été accidenté dans des fils barbelés et soigné. Il a été mon premier amour et il me l’a bien rendu.
Avec lui je découvre en autodidacte avant tout ce qu’est réellement un cheval, ses besoins, l’équitation d’extérieur, et même, à l’époque on vous regardais comme si vous étiez d’une autre planète, la monte sans selle ni filet, ... et la transmission de pensée : je pense, il agit…
Usurpateur de L'illon et moi
 
Usurpateur de L'illon et moi
Il surprend aussi tout le monde : d’infirme, il devient cheval de concours et se permet même de gagner. On me surnomme alors « La sorcière »




Je fais la rencontre avec un vieux colonel de Saumur qui m’apprend le travail aux longues rênes.

En parallèle avec mes études, je travaille dans une écurie de CSO de 1ère catégorie, avec un des meilleurs cavaliers de France. J’y apprends tout ce qui est nécessaire pour gagner. J’apprends également à entrainer des chevaux, les muscler, à débourrer de façon classique des chevaux de sport, les soins aux chevaux de haut niveau et l’élevage.

Je découvre également, dans le secteur de Rosières, un jeune Cow-boy, Robert S qui pratique une autre équitation. Il débourre des Pur-sang destinés aux courses, à crus, dans le calme, en confiance et sans installations, en utilisant les chemins de randonnées : Ce cow-boy est à cette époque mal vu par les professionnels du coin.

La vie et surtout le travail se faisant, je me retrouve dans le Loiret avec l’impossibilité d’emmener Usurpateur avec moi, en effet le statut politique de son propriétaire lui impose de le laisser au Haras de Rosières aux Salines. J’ai continué à aller le voir régulièrement mais il est décédé peu après.
MolièreEn 1980, j’achète mon premier jeune cheval, entier de 2 ans que je débourrais, démarre en Concours hippique et en Concours complet puis que je vendrai plus tard A l’époque, si on n’est pas un riche propriétaire terrien, avoir son cheval veut dire avoir une place dans un centre équestre et faire ce qui se pratique dans le centre équestre, ou avoir une place dans une écurie de propriétaire, ou on fait ce que l’on veux quand il n’y a personne, mais aussi ou on est seul si on a besoin de conseil.
En 1982, dans le club où je monte à l’époque, un boucher place une superbe petite jument Anglo-arabe de 11 ans « Héra de Tulmont ». Je suis tout de suite sous le charme de cette jument qui me plait beaucoup et le responsable du club m’autorise à m’en occuper. Cette jument a un très fort coup de saut, elle se déplace magnifiquement bien, mais dès qu’on lui demande quelque chose, elle se met debout et se retourne. Elle a été vendue à ce boucher par un cavalier professionnel de 1ère catégorie qui ne s’en sortait pas. 
Hera de Tulmont

 
Hera de Tulmont et moi
Pour m’occuper d’Héra, je décide de venir au club quand il n’y a personne c'est-à-dire soit le matin avant mon travail et avant qu’il y ait du monde, le midi et j’y reste même le soir tard quand il fait nuit. Je réutilise tout ce que j’ai appris auparavant et curieusement cette équitation non académique, plait à Héra et elle décide de me faire confiance, le responsable du Club veut me retirer Héra pour en faire un cheval de Club, je l’achète. 18 mois plus tard, on nous retrouvait régulièrement sur les podiums de CSO et de CCE. Héra a fini ses jours chez moi.

A partir de 1984, je m’installe avec un jeune agriculteur. A partir de cette période, j’ai mon (puis mes) cheval (chevaux) chez moi. Il est passionné de Chasse à Courre. Une discipline que j’ai découvert à travers lui. Cette discipline plait beaucoup à Héra et moi, Héra peut s’exprimer librement quand elle a envie de galoper dans des grands espaces, moi j’essaie de protéger d’une part le cerf ou le chevreuil qui est chassé, et d’autre part j’essaie d’expliquer aux cavaliers que je rencontre comment ménager son cheval et ne pas le casser.
Nous créons alors le Centre Equestre de la Colonie, d’abord orienté sur les chevaux de Chasse à Courre, que j’entraîne comme des chevaux de concours de haut niveau. Le résultat plait beaucoup à leur propriétaires qui deviendront tous des amis.
Je continue la compétition sur toutes les disciplines, CSO, CCE, Amazone, Attelage, Endurance, Equitation Western arrivant à y être classée même avec des chevaux de chasse.
J’arrive et les orienter sur l’endurance équestre, épreuve reine par excellence pour connaître son cheval. Le verdict du vétérinaire sur l’ état du cheval est sans appel et très formateur.
 
Emir du Manoir : Cheval de chasse à courre...
 
Oona lude : Jument de Chasse à courre...
Vous allez peut-être dire que c’est impossible, mais je peux vous assurer que je connais un certain nombre de cavalier(e)s de chasse à courre pour qui le cheval n’est pas un vélo mais un compagnon et qui en prennent soin, et qui les gardent jusqu’au bout. Ce n’est peut-être pas la majorité, mais ils existent.

Cette période chasse à courre, m’a permit de resserrer les liens que j’ai eu avec tous les chevaux.

A partir de cette période, on m’amène régulièrement des chevaux accidentés à soigner (Entorse, Claquage au niveau des tendons, tendinites, accidents de transports avec chevaux passer au travers du plancher, claquage au niveau des vertèbres lombaires, AVC…) avec l’aide des vétérinaires qui ont complétés ma formation, il ont tous été soignés, rééduqués et certains ont même pu avoir une nouvelle carrière sportive. 

Tulipe des verdiers,
passée au travers du plancher d'un camion
2 ans auparavant :
on voyait l'os au niveaux des 2 cuisses
.


Uneska

En parallèle je continue à me former en équitation et passe par une période inestimable de recherche de sensibilité, finesse. Je passe alors en 1986 l’Etrier de Vermeil toutes options (Galop 8 actuel), L’Eperon de Vermeil en 1988 toutes options (Galop 9 actuel), L’ATE, accompagnateur de Tourisme Equestre en 1998, afin de pouvoir former mes cavaliers en utilisant comme support l’équitation extérieur. Je me forme également à la traction animale. Je me forme et je passe également les diplômes de monteur d'équitation ainsi que le brevet d'enseignant d'équitation éthologique selon la méthode Blondeau.
En 1993, je me sépare de mon jeune agriculteur et je crée le Haras de Chanteau à partir de fonds privés et sans aucune aide externe. J’emmène avec moi tous les chevaux de l’élevage et à partir de cette date tous les poulains que je fais naitre s’appellent « de Chanteau » .



Qooquine de Chanteau
Elisabeth et DaisieJe commence à investir dans des poneys avec l’objectif de faire partager ma passion d’abord à mes enfants et ensuite à tous cavaliers qui cherchent une autre approche du cheval. 
Elisabeth (6 ans) et Flore
Parmi ces poneys 2 fjords Bambou et Baccara que je dresserai à la monte et l’attelage de travail: j’utilise la traction animale pour emmener les grosses balles de foin dans les prés, ils m’aideront également à désincarcérer des chevaux coincés dans des boxes.
Une cavalière et Bambou

Mes méthodes d’éducations des jeunes chevaux commencent a être au point : mes jeunes chevaux ont pris l’habitude de travailler à heure régulière : ils sont systématiquement à la porte lorsque je les fait travailler. Ils vivent en troupeau et lorsque je les appelle, ils viennent tous au galop. De vrai moment de bonheur…

 
Dorothée et Noogat de Chanteau (3 ans)
Fin décembre 1999, lors de la tempête, un arbre s’abat sur mes clôtures en mon absence. Lorsque je reviens, un seul poney est resté dans les prés : mon étalon et je découvre avec lui une de mes shetland (Noogat de Chanteau arrivera 11 mois après.). 20 chevaux et poneys sont dans la nature. Grace à un appel téléphonique, ils sont localisés. Pour les ramener nous sommes deux, je les appelle, ils viennent tous me rejoindre. Je licole un cheval et tous les autres me suivent à la voix : Nous faisons ainsi 8 km pour rentrer à l’écurie en passant pas les routes, la voiture nous suivant de loin pour assurer notre sécurité.

1999-2000 on commence à parler de chuchoteurs en France et enfin on ne me regarde plus comme une illuminée. 2001 et on commence à me respecter. Je rencontre Andy Booth, cette rencontre me conforte dans ma façon de vivre et de travailler les chevaux car notre point commun à tous les deux est de s’appuyer sur la connaissance du cheval et de son comportement.

Je continue à faire de l’élevage, je vends les jeunes, lorsque j’ai des besoins de trésorerie mais je garde les plus vieux.

 2000-2005 Je forme une équipe de cavalier multi discipline : avec les mêmes poneys et chevaux ont passe de la randonnée, à l’endurance et au concours hippique avec systématiquement des parcours sans faute et podiums. Les cavaliers ont tous un point commun : une sensibilité et une autre approche de leur cheval ou poney : Des liens se sont créés, ce sont devenus de vrais compagnons.
En se formant ensemble, une des jeunes cavalières, Magali, grâce au dévouement de son père, a même été capable de faire la finale des 6 ans à Fontainebleau avec mon étalon Idoole de Chanteau, avec de très beaux parcours en respectant Idoole. 
Magali et Idoole de Chanteau

J’ai de gros problème d’urbanisme à Chanteau : On m’a construit une maison à 5 mètre de mon hangar à foin et une fois cette maison construite la Mairie a pris un arrêté municipal de protection pour l’incendie interdisant tout stockage de matière inflammable, en particulier paille et fourrage, à moins de 30 mètres des voies de circulations, et des lieux occupés par des tiers : J’ai 50 chevaux et poneys, aucun problème pour eux mais je n’ai donc plus le droit de stocker leur nourriture dans les bâtiments neufs que j’ai construit à cet effet avec l’accord de la Mairie.
Coincée par la Mairie et ne voulant pas me séparer de mes chevaux et poneys, j’en ai placé certains et c’est ainsi que j’ai créé sur les communes de Saint Florent le Jeune et Lion en Sullias un nouveau lieu d’accueil « Aux Ecuries des Anglonnières ».
Cette exploitation agricole éloignée de tout, vallonnée et arborée m’a tout de suite séduite.
J’ai décidé d’en faire un paradis, un havre de paix pour chevaux et poneys.
 

Mes enfants descendants les poneys
à leur arrivée aux Anglonnières



Si vous souhaitez connaitre la suite de mon aventure, vous le trouverez à travers les différents onglets de ce site internet, la revue de presse qui n'est pas exhaustive, le livre d'or et mes différentes pages Facebook.

Merci à vous de m'avoir lue jusqu'au bout.